Blog tricot, couture & zéro déchet

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Photo by Philipp Berndt on Unsplash

L’abécédaire des trucs que je n’utilise plus

J’avais très envie de faire un article sur le zéro déchet, tant je vois des marques s’emparer du sujet pour nous faire acheter absolument tout et n’importe quoi. Mais plutôt que de vous faire une liste de ce qui m’est utile, j’ai décidé de procéder à l’inverse : tous ces trucs qui ont longtemps fait partie des « indispensables » de mon quotidien… et que je n’utilise plus du tout aujourd’hui.

Je prends volontairement un ton léger et moqueur : mais c’est de moi dont je me moque (gentiment hein, parce qu’il faut être gentil avec soi-même). Je ris de mes habitudes d’avant, de mon incapacité à les remettre en question, de mon impossibilité à imaginer d’autres façons de faire que celles que j’avais toujours connues. Le zéro déchet, c’est aussi un peu de développement personnel…

 

A comme

Après-shampooing : quand j’ai découvert la source de mes problèmes de cuir chevelu, à savoir l’allergie au sodium laureth sulfate, j’ai aussi découvert à quel point les composants des shampooings étaient agressifs et nocifs pour mes cheveux. Alors bon, si on a besoin d’un après-shampooing pour réparer les dégâts causés par le shampooing, la solution la plus simple ne serait-elle pas tout simplement de… changer de shampooing ? Et donc aujourd’hui, je n’utilise plus du tout d’après-shampooing.

B comme

Bouteilles d’eau : on boit l’eau du robinet car elle n’a pas de goût bizarre et elle est de bonne qualité (bien que peu minéralisée). Plus jamais vous ne me verrez me trimballer des packs d’eau sur le parking du supermarché. N’hésitez pas à consulter cette carte pour connaitre la qualité de l’eau chez vous. Je ne connais pas bien les différentes solutions filtrantes (carafe à filtre, charbon, billes d’argile…) alors je ne peux pas vraiment en parler ici.

C comme

Coton-tige : une belle découverte le jour où j’ai compris que personne n’a besoin de coton tige. Jamais. Ni jetable, ni réutilisable. Ca, si vous voulez mon avis, c’est encore une histoire d’obsession hygiénique qui fait plus de mal que de bien. Je me lave tous les jours l’extérieur et l’entrée des oreilles avec du savon et de l’eau et tout va très bien, mes oreilles sont propres, l’honneur est sauf.

Crème hydratante : un conseil simple : je n’applique pas sur ma peau quelque chose qu’il serait néfaste d’ingérer. Je n’apprécierai pas tellement une petite tartine de paraben, voyez. Je dis ça, mais c’est pour caricaturer, je ne mangerai pas mon savon non plus… Donc pour moi c’est huile végétale, à condition que ça ne soit pas un truc exotique qui pousse à l’autre bout du monde.

D comme

Détachant pour le linge : un petit coup de savon de Marseille avant de mettre dans le tambour, ou une petite nuit de trempage dans une solution de percarbonate. C’est pas cher et c’est très efficace.

E comme

Eponges : je me suis crochetée des tawashi lavables. Le premier était en acrylique, avant que je réalise que c’était quand même un contresens : certes, je ne pollue plus avec mes éponges jetables, mais je pollue mon eau de lessive en lavant mon éponge qui y libère des microparticules de plastique… Idem pour les lingettes en microfibres que j’ai trouvé tellement pratiques avant de comprendre qu’elles n’avaient rien d’écolo au final. Mais les erreurs, c’est ce qui fait qu’on apprend.

Et je me suis également équipée d’une brosse à vaisselle avec tête interchangeable.

F comme

Film alimentaire : je ne l’ai remplacé par rien, si ce n’est les couvercles des plats que je mets au frigo (une assiette convient aussi). J’ai cousu quelques charlottes en tissu pour couvrir les plats, et je ne m’en sers pratiquement jamais. Encore un exemple de truc qu’on n’a pas systématiquement besoin de remplacer par une alternative estampillée « écolo » ou « zéro déchet » !

 

Les beaux savons de Chloé, qui partage sa super recette (lien sur l’image)

G comme

Gel douche :  j’utilise un savon artisanal saponifié à froid. Exit aussi le nettoyant visage et le savon pour l’hygiène intime. Pas besoin d’un savon spécifique pour chaque partie du corps : ça c’est vraiment nous prendre pour des endives, vous ne trouvez pas ?

Il se trouve que je fabrique mes savons moi-même, mais ce n’est vraiment pas obligatoire. On peut en trouver en épicerie bio/vrac.

Grille-pain : pour les 2 pauvres tartines du dimanche matin, je n’ai pas besoin d’avoir un machin qui squatte le plan de travail de la cuisine (il est déjà assez encombré comme ça). On passe 3 minutes au four et c’est réglé. Si je devais manger du pain grillé tous les jours, je ne sais pas si je ferai comme ça. Mais actuellement cette solution est parfaite pour nous.

I comme

Insecticide : je suis une grande phobique des araignées qui a toujours eu un spray de Baygon en réserve. Ma phobie n’a pas disparu, loin de là, mais mon point de vue a changé. Se réserver le droit de vie ou de mort sur des insectes (qui par ailleurs, sont très utiles au jardin) me pose un réel problème de conscience.

Vous allez me dire que c’est pareil pour les animaux qu’on mange et/ou qu’on exploite et oui, c’est pareil, et c’est en train de faire son chemin en moi. C’est pas de notre faute si on nous a toujours présenté comme étant au sommet de la chaîne alimentaire, avec un pouvoir total de domination sur le vivant. Mais on peut aussi en revenir, et se considérer comme faisant simplement partie d’un écosystème, ni plus important, ni moins important qu’un autre élément. C’est ce que j’essaye de faire petit à petit.

K comme

Kleenex : quand j’étais petite, j’avais des mouchoirs en tissu. Je les gardais dans ma poche, ou dans la manche de mon pull (l’astuce de Mamie). Et puis je ne sais pas pourquoi, par quel mécanisme, mais une fois ado puis adulte, je n’ai plus utilisé que des mouchoirs jetables. En boîte à la maison, en paquet dans mon sac, je n’imaginais pas fonctionner autrement. Alors que c’est très simple au final… A la maison j’ai un stock d’une dizaine de mouchoirs en tissu. J’en range un dans une petite pochette de mon sac à main, avec mon baume à lèvres et deux-trois médicaments. Je le lave régulièrement, encore plus fréquemment quand je suis malade (en général j’en utilise 2 par jour quand je suis enrhumée, et non, je ne me re-contamine pas, parce que je ne le laisse pas traîner et que je me lave les mains fréquemment). Le plus agréable, c’est d’en avoir terminé définitivement avec le dessous du nez qui brûle à force de se moucher dans du papier !

Ce sont des flocons d’avoine, au cas où vous vous poseriez la question.

L comme

Lait : alors ça… Longtemps je me suis demandée comment faire pour trouver du lait en vrac sans que ça nous oblige à faire des kilomètres en plus (et à passer notre VIE à faire les courses). Jusqu’à ce que je me rende compte que je pouvais tout simplement m’en passer. La bonne blague, c’est que ça m’a permis de me rendre compte que je le digérais très mal. Dans les recettes, c’est simple, je remplace par de l’eau ou, plus rarement, par du lait d’avoine maison. Des fois, le fait de remplacer par de l’eau ou du lait d’avoine ne marche pas. Alors je change de recette.

M comme

Micro-ondes : c’est récent, car j’avais un micro ondes sur mon lieu de travail avant. Désormais je mange à la maison, où je fais réchauffer mon assiette au four. Mon conjoint, lui, a investi dans une lunchbox chauffante (il n’a pas de micro ondes au boulot). On survit très bien, ce qui me fait bien rigoler car je me rappelle avoir été très étonnée le jour où j’ai appris qu’un de mes collègues n’avait pas de micro-ondes chez lui. Comme quoi…

P comme

Produits ménagers : pour le ménage hebdomadaire, j’utilise du vinaigre blanc et de l’eau. Pour TOUTES les pièces. Pour TOUTES les surfaces. JUSTE du vinaigre blanc et de l’eau (moitié-moitié) dans un flacon spray. De temps en temps, j’utilise aussi :

  • du bicarbonate de soude pour enlever les dépôts de savon dans la baignoire et nettoyer les plaques de cuisson, directement sur une éponge humide,
  • du savon noir liquide pour la cuvette des WC,
  • des cristaux de soude pour le lave vaisselle.

 

Si même Obélix utilise des serviettes en tissu…

S comme

Serviettes en papier : je me rappelle que j’en achetais avant, mais je ne me souviens même plus pourquoi. Aujourd’hui j’ai  des serviettes en tissu, pour nos repas quotidiens bien sûr, mais aussi pour les invités. Ce qui ne manque jamais de les étonner : « oh mais pourquoi, ça va te compliquer la vie, faudra les laver… » Bah oui mais c’est pas moi qui lave ! C’est la machine, hein… Et je ne les repasse pas.

Et comme je vous vois venir, je précise que la fabrication d’une serviette en papier consomme une quantité d’eau bien plus importante que celle nécessaire au lavage d’une serviette en tissu dans une machine normale (tambour rempli normalement, à 30 ou 40°C). Mais il y a bien sûr d’autres paramètres à prendre en compte dans le match jetable / lavable.

T comme

Tampons : la première fois que j’ai entendu parler de la cup, je me suis demandée « c’est quoi ce truc de hippie encore ? » Et puis comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, j’en ai acheté une quelques semaines plus tard. C’était il y a  7 ans, et je ne suis jamais, jamais revenue en arrière. Il y a eu une période d’adaptation, mais désormais c’est une affaire qui roule. J’utilise aussi des serviettes hygiéniques lavables en complément.

Ne prenez pas ceci comme une injonction : je sais bien que la cup ne convient pas à toutes les morphologies, que les serviettes hygiéniques lavables impliquent une logistique de lessive que tout le monde n’a pas le temps de mettre en place, que les culottes menstruelles n’existent pas dans toutes les tailles, etc. J’essaye juste d’aborder le sujet pour toutes les personnes qui lèvent les yeux au ciel quand je parle de la cup, qui trouvent ça gênant et dégoûtant de parler de leurs règles ou de s’en approcher d’aussi près. Ca m’attriste de voir à quel point on nous a appris à avoir honte de notre propre corps et de nos règles. 

V comme

Viande : dans nos courses en vrac, l’achat de viande représentait une étape de plus : après être allés au marché et à l’épicerie, il fallait en plus s’arrêter chez le boucher. Alors on a tout simplement arrêté d’en acheter, et on est devenus plus créatifs en cuisine. On ne s’interdit pas de manger de la viande à l’extérieur, mais on n’en mange plus au quotidien comme avant, et notre système digestif s’en porte vraiment mieux.

Y comme

Yaourts : au début j’achetais des yaourts dans des pots en verre pour ne pas acheter du plastique. Puis j’ai fait mes propres yaourts. Puis j’ai essayé de trouver une solution pour arrêter d’acheter du lait dans des bouteilles plastiques. Puis j’ai arrêté d’acheter du lait, et donc de faire des yaourts. Et maintenant je mange des fruits en dessert, ou des gâteaux quand c’est jour de fête. Et c’est beaucoup plus simple ainsi.

 

De manière générale, je constate que j’ai souvent cherché, en premier lieu, à remplacer un objet ou un ingrédient par une alternative écolo / zéro déchet. Et puis avec le temps, j’ai fini par comprendre que je devais d’abord questionner ce besoin. Cet objet, cet ingrédient, est-il réellement indispensable ? Le chercher ailleurs et/ou sous une autre forme, cela va-t-il me simplifier ou me compliquer la vie ? 

Je vous laisse avec cette réflexion, en espérant qu’elle vous aidera sur votre chemin !

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